Affaire Boukary DAOU: Le délibéré pour le 23 avril
Aux termes des débats houleux, hier, le président de l’audience du tribunal de la commune IV a renvoyé le délibéré pour le 23 avril prochain.
Comme pour lors de l’audience de la demande de liberté provisoire, le 2 avril dernier, les confrères ont pris d’assaut,hier mardi le 16 avril, le tribunal de première instance de la CIV, pour assister au jugement de la désormais très célèbre affaire Boukary DAOU.
Les débats ont été houleux entre, d’une part, le juge, la partie civile, et, d’autre part, les avocats du directeur de publication du Républicain. En tout cas, le délibéré est prévu pour le 23 avril 2013.
Pour sa défense, Boukary DAOU a une cohorte d’avocats. Il s’agit, des célèbres maîtres Amidou DIABATE, Lamissa COULIBALY, Hamadi KAREMBE (avocat sans frontière), Nematou MAIGA, Malick DJIBRILLA, Mamadou CAMARA, Cheick Oumar KONARE, Alassane DIOP, Sekou Oumar BARRY, Ousmane A. TOURE...
Notons que DAOU est poursuivi pour publication de fausses nouvelles et incitation aux crime et délits. Ces faits se rapportent, selon les spécialistes, aux articles 35 et 37 du code de la presse.
«Article 35 : Toute incitation par l’un des moyens énoncés à l’article 33 adressée aux Forces armées et de sécurité dans le but de les détourner de leurs devoirs militaires et l’obéissance qu’ils doivent à leurs chefs dans tous ceux qu’ils commandent pour l’exécution des lois et règlements sera punie d’un emprisonnement de un à trois ans et d’une amende de 50.000 à 150.000 francs. Article 37 : La publication, la diffusion ou la reproduction, par quelque moyen que ce soit, de nouvelles fausses, de pièces fabriquées, falsifiées ou mensongèrement attribuées à des tiers lorsque, faite de mauvaise foi, elle aura troublé la paix publique, sera punie d’un emprisonnement de onze jours à six mois et d’une amende de 50.000 à 150.000 francs ou de l’une de ces deux peines seulement. Les mêmes faits seront punis d’un emprisonnement de onze jours à six mois et d’une amende de 50.000 à 150.000 francs lorsque la publication ou la reproduction faite de mauvaise foi, sera de nature à ébranler la discipline ou le moral des forces armées et de sécurité.».
Faut-il préciser que Boukary DAOU a obtenu une liberté provisoire le 2 avril dernier, après avoir passé 27 jours à la SE, au BIJ et la MCA(Maison centrale d’arrêt de Bamako). Ce jour là, sur la base de la garantie de représentation et de non reproduction de l’articule qui l’a conduit en prison, le président du tribunal de la commune IV, Seydou DIARRA, dit Papa, a ordonné sa libération provisoire.
Affaire à suivre...
Par Hamidou TOGO


